Centre de Recherche en Poétique, Histoire Littéraire et Linguistique (CRPHLL)


"Arts et savoirs". Elaboration, organisation et diffusion des savoirs

 

Responsables : Dominique Vaugeois et Cécile Rochelois

La recherche menée au sein de cet axe s’inscrit dans une perspective diachronique large (du Moyen-Âge au XXIe siècle) et dans une interdisciplinarité revendiquée. Les termes d’art et de littérature y sont pris au sens large de configuration imaginatives et/ou configurations du donné afin d’intégrer les genres de l’essai et du document. La notion de savoir, quant à elle, détermine plusieurs approches qui relèvent à la fois de l’épistémocritique, de l’histoire des idées et des représentations et de l’étude de la langue.

Ce projet s’inscrit également dans les objectifs de la Fédération de Recherche « Espaces, frontières, métissages » dans la mesure où il s’agit de travailler aux frontières des disciplines et des champs constitués du savoir, d’en interroger les configurations, d’explorer les voisinages et les connivences.
Il s’organise en deux sous-thèmes : « Littérature, images et savoirs », « Arts et savoirs locaux et populaires ».

L’étude des configurations des savoirs se fera par l’observation des différents régimes de lisibilité et de visibilité mis en jeu par la construction des discours littéraires, artistiques et scientifiques. Le champ plus spécifique des savoirs locaux et populaires, permettra de prendre en compte à la fois le rôle des institutions locales dans la constitution des savoirs académiques, et l’articulation entre savoirs et territoires, analysée moins sous l’angle d’une écologie que d’une mésologie.

 

1. LITTERATURE, IMAGES, SAVOIRS

Porteurs des projets : S. BÉDOURET, S. DREYER, V. LOUBET, G. PINEAU, C. ROCHELOIS, D. VAUGEOIS, P. VILAR

Le projet « Littérature, arts et savoirs » s’inscrit de façon centrale dans le développement de trois unités de recherche de l’UFR LLSH. Projet fédérateur du thème 3 du programme du CRPHLL et contributeur important du thème 1 (« Intermédialités »), il participe des thématiques du CICADA et de deux axes de la Fédération EFM autour de la question des « arts dans la topologie des champs du savoir » (Axe II, 2, b) et de celle des « médiations discursives de l’œuvre » (Axe III, 2).

 
1.1. Formes essayistiques et documentaires

La critique d’art des écrivains au XXe siècle : construction d’un objet intellectuel (D. Vaugeois, P. Vilar)

Ce programme déjà engagé se prolongera au cours du prochain quinquennal. Le corpus comprend des textes en prose relevant de la critique d'art ou de l’essai esthétique, qui interrogent les limites à la fois internes et externes du domaine littéraire. Inscrits dans une démarche explicite de promotion ou de savoir autant que de création proprement dite, ils ouvrent sur des pratiques d'écriture dont le statut littéraire ne va pas de soi. Le XXe siècle consacre progressivement la disparition du genre de la critique d'art tel que la fin du XIXe siècle l'avait institué.. Il s’agit d’objets dont l'identité est doublement incertaine : au regard des critères propres à l'étude de la littérature et en raison de la diversité des approches chargées de les construire. C’est à cette disparate qu’entend se confronter ce projet, en proposant une approche des productions sur les arts plastiques sans exclure le recours aux formes fictionnelles des écrivains.

Le bénéfice escompté pour la recherche en littérature est triple :

  • fournir des éléments pour fonder, au XXe siècle, l'histoire d'un discours qui dépasse l'hétérogénéité de ses incarnations textuelles et la seule thématique « littérature-peinture » ;
  • sortir de l'opposition littéraire/non littéraire et établir des passerelles conceptuelles permettant un dialogue indispensable entre les disciplines concernées par le commentaire et les savoirs sur l'art ;
  • contribuer à une histoire de la valeur culturelle et sociale de la parole des écrivains.

La réflexion se concrétisera dans une série de travaux :

  • la coordination d’une partie consacrée à la monographie critique, dans un ouvrage collectif Critique et medium (à paraître aux Éditions du CNRS en 2017).
  • l’édition critique numérique des textes sur l’art d’Apollinaire, dans le cadre du LABEX OBVIL de l’Université Paris-Sorbonne, projet HyperApollinaire date de fin de projet : fin 2016. 
  • des publications d’ouvrages : D. Vaugeois, Écrits sur l’art. Malraux à l’essai, Paris, Jean-Michel Place, à paraître 2016 ; Claude Esteban, Écrits sur l’art complets, Paris-Strasbourg, François-Marie Deyrolle éditeur, préface de P. Vilar, édition de Xavier Bruel et Pierre Vilar, à paraître 2016 ; P. Vilar, L’Incompétence de l’art, Beckett et Michaux critiques, à paraître fin 2017.
  • Un cycle de rencontres (universitaires, critiques, historien(ne)s d’art, philosophes, écrivain(e)s et sculpteurs) à La Petite Escalère, jardin de sculptures, Saint Laurent de Gosse (40) à partir de septembre 2016 : écrire la sculpture. Ces rencontres feront l’objet d’une publication. En septembre 2016, « Écrire la sculpture basque contemporaine », rencontre internationale en lien avec Donostia 2016 – Capitale culturelle, avec des écrivains, critiques et artistes basques, français, espagnols.

 

Formes documentaires : textes et films (S. Dreyer, V. Loubet)

L’étude des formes documentaires a un objectif double : d’une part, produire une rhétorique comparée de la littérature et du cinéma non-fictionnels, d’autre part, comparer les types de savoirs produits par les formes fictionnelles et les formes documentaires. Cette étude se concentre principalement sur trois domaines d’investigation :

  • la littérature documentaire et le cinéma documentaire stricto sensu, envisagés selon une double orientation : essayistique (analyse et théorie) et journalistique (actualité),
  • les phénomènes de citation, de montage et de recyclage (champ historique et champ artistique) et les effets de polyphonie énonciative
  • les pratiques documentaires autour du film de fiction : le making-of, d’une pratique à un « genre » cinématographique ? quel rapport au savoir : populaire, encyclopédique, génétique ou véritablement critique ?

Au cours d’une première étape, nous questionnerons les modes de convocation de la « réalité » par la littérature et le cinéma documentaires et la porosité entre croyances réelles et croyances fictionnelles (J.-M. Schaeffer et N. Goodman). Au cours d’une seconde étape, nous analyserons l’articulation entre régime fictionnel et régime documentaire, en essayant de penser simultanément les questions d’intention et de réception, selon une perspective sémio-pragmatique (Odin).

Cette réflexion prendra la forme d’articles qui paraîtront en 2016 dans des ouvrages collectifs concernant le témoignage historique et actualitaire (Semprun et Vautier) et le film autoréflexif (Labarthe et Godard).

Cette double orientation essai critique sur l’art/documentaire écrit et audiovisuel sera l’occasion d’un premier essai de synthèse autour d’un colloque international et interdisciplinaire intitulé « La critique à l’écran (dir. S. Dreyer et D. Vaugeois) dont la première édition, consacrée aux médiations cinématographiques du savoir critique sur les arts plastiques, s’est tenue du 8 au 10 octobre 2015 à Pau. Ce colloque constitue le premier volet d’un cycle autour de nouveaux champs : films sur la littérature (roman, poésie, essai), sur les arts vivants (théâtre, danse, cirque), sur la musique ou sur le cinéma lui-même.

Il permettra d’accueillir, à Pau, pendant 3 jours, les meilleurs spécialistes universitaires dans le domaine, et ce dans une perspective résolument interdisciplinaire (histoire de l’art, esthétique, littérature comparée, arts plastiques, architecture, études ibériques, cinéastes et professionnels de la diffusion cinématographique). Au-delà des résultats scientifiques (publication aux PUR) le colloque sera l’occasion de développer une série de manifestations scientifiques et culturelles susceptibles de permettre aux chercheurs, enseignants et étudiants (UPPA et ESAP essentiellement), mais aussi aux cinéphiles et amateurs d’art de la région de rencontrer des acteurs importants de la création et de la diffusion du film sur l’art : tables rondes et projections organisées en divers lieux culturels palois (UPPA, Médiathèque Labarrère, Cinéma Méliès).

Prochaine manifestation : octobre 2018 autour de la critique littéraire à l’écran.

 
1.2. Discours scientifiques et discours littéraires

Ce programme s’est construit dans le cadre de la participation à deux projets de recherche en partenariat concernant le discours scientifique. Il se prolongera par des travaux concernant les relations entre discours scientifiques et discours littéraires.

 

Les créatures aquatiques, animaux et aliments, à la croisée des arts et des sciences (C. Rochelois)

Si l’histoire culturelle des animaux a connu ces dernières décennies d’importants développements et fait actuellement l’objet de projets de recherche transdisciplinaires ambitieux, le cas des animaux des eaux paraît jusqu’à présent plutôt négligé, à quelques exceptions près (la baleine notamment). Leur charge signifiante n’en est pas moins forte, en particulier pendant la période médiévale où le poisson, symbole paléochrétien du Christ et aliment imposé par l’Église pendant les nombreux jours maigres, figure aussi au premier rang des menus de luxe et fait l’objet d’un commerce intensif. L’imaginaire des créatures aquatiques tel qu’il se manifeste dans les œuvres littéraires ou l’iconographie, mais aussi dans les textes scientifiques, qu’il s’agisse des poissons en général ou de certaines espèces particulièrement valorisées, se construit en effet en étroite relation avec les pratiques liées à la pêche et à l’alimentation et avec l’état des connaissances scientifiques. La présence des créatures aquatiques dans les œuvres littéraires et artistiques, sa délicate interprétation et son évolution au fil des siècles nous semblent donc mériter une attention spéciale et ne peut s’étudier qu’en croisant des approches et compétences variées.
Pour engager ce travail, un colloque sur la représentation des créatures aquatiques pendant le Moyen Âge sera d’abord organisé en collaboration avec d’autres centres de recherche. La réflexion pourra se prolonger dans une perspective diachronique large lors d’un second colloque qui serait l’occasion d’envisager l’imaginaire du poisson et de ses espèces dans les œuvres littéraires de l’Antiquité à nos jours.

 

La genèse d’une somme médicale du XVIe siècle : Les Œuvres d’Ambroise Paré (1545-1585) (G. Pineau)

Il s’agit ici d’étudier la façon dont se construit un discours scientifique en langue française au milieu du XVIe siècle, et ce, à différents niveaux de sa conception :

  • Dans le choix des contenus, qui implique de définir la science et ses objectifs, de délimiter aussi son domaine, en tenant compte des prérogatives des corporations.
  • Dans l’élaboration des savoirs, à partir de la confrontation des textes anciens et modernes avec l’expérience du praticien.
  • Dans la constitution d’un lexique savant en langue française.
  • Dans les stratégies argumentatives qui permettent de concilier science et religion.
    Cette réflexion accompagne le projet d’édition des œuvres complètes d’Ambroise Paré (à paraître chez Garnier, 2015) dirigé par E. Berriot-Salvadore (Montpellier III).
    Par ailleurs, ces études s’inscrivent dans le programme interuniversitaire de recherches MSHA « Formes du savoir – 1400-1750 » (en partenariat avec l’université de Warwick). Il doit aboutir à la publication d’un « lexique raisonné », présenté sous la forme d’articles longs sur les mots clefs des différentes disciplines (« raison », « méthode », « autopsie », « expérience »…).

 

Discours scientifiques et discours littéraires : L’école des bêtes (XIIe-XVIe siècle) (C. Rochelois, G. Pineau)

Au Moyen Age comme à la Renaissance, l’antique tradition zoologique se perpétue au travers de textes de formes et d’intentions très diverses : fables, exempla, bestiaires, encyclopédies ou discours redisent à l’envi la nature de chaque animal, son caractère et son comportement. Rarement contestés, ces savoirs se transmettent assez fidèlement, quoique leur interprétation, morale, politique ou religieuse, puisse varier considérablement : si l’animal est encore et toujours le miroir de l’homme, l’image qu’il renvoie peut être recomposée différemment d’un texte à l’autre. Ces variations connaissent-elles des infléchissements récurrents ? Ont-elles une histoire ? Cette réflexion sur le statut du savoir zoologique et sur l’écriture de l’exemplarité animale du xiie au xvie siècle fera l’objet de deux journées d’étude organisées successivement à Pau et à Bayonne.



Étude des paradigmes communs entre le discours sur l’art et les autres champs du savoir (S. Bédouret)

Il s’agit de travailler de manière diachronique sur les relations entre la poésie , les mathématiques et la musique, ces deux dernières disciplines faisant partie du quadrivium médiéval et de voir comment les discours théoriques sur ces différentes sciences interfèrent et se répondent. Cette réflexion interdisciplinaire cherche également à repenser certains principes de versification, et à essayer de comprendre leurs fondements et leurs évolutions de l’origine du vers français jusqu’aux pratiques contemporaines, et notamment celles de l’Oulipo, qui se revendique comme un groupe de mathématiciens poètes.

Différentes actions ont été menées dans le cadre de cette réflexion :

  • Contribution au colloque « l’octosyllabe médiéval », s’étant tenu à Clermont-Ferrand à l’automne 2014. Publication prévue en 2016.
  • Un projet de publication sur le concept de « nombre » en littérature.
  • Une rencontre organisée avec Jacques Roubaud, éminent oulipien, à La Médiathèque de Pau, en mars 2016.
  • Un projet de réflexion sur le vers chanté au sein du groupe Polart

 

2. ART ET SAVOIRS LOCAUX ET POPULAIRES

Porteurs des projets : P. BIU, D. DIOP, P. VILAR

2.1. « Lumières d’Aquitaine » : les sociétés savantes de Bordeaux, Agen et Pau au XVIIIe siècle (D. Diop)

Le XVIIIe siècle voit la naissance des Académies en Aquitaine [Académies de Pau (1720), Bordeaux (1713) et de Périgueux (1718), d’Agen (1776)]. L’objectif est d’abord d’étudier, à partir des sujets proposés chaque année au concours dans ces Académies, d’un côté leurs liens avec les préoccupations scientifiques de l’époque en Europe, d’un autre leur intérêt pour des problèmes plus locaux (assainissement des Landes, nouveaux systèmes de navigation à Bordeaux, questions relatives à la langue régionale). Si le choix de ces sujets permet ainsi de dresser les contours de l’univers intellectuel des académiciens aquitains les plus notables au XVIIIe siècle, la recherche s’attachera ensuite à explorer d’autres lieux de sociabilité scientifique : les cabinets savants, les collections naturalistes, le musée de Bordeaux – qui complète le dispositif académique aquitain–, les bibliothèques aquitaines (celles des académiciens mais plus largement des amateurs, des collectionneurs, des établissements religieux).

Une étude rigoureuse du contenu des bibliothèques aquitaines au XVIIIe siècle sera engagée en collaboration avec les conservateurs des bibliothèques municipales et des Archives départementales de Bordeaux, Pau et Agen. Ils seront conviés à participer à une journée d’étude dans le courant de l’année universitaire 2016-2017 et seront sollicités pour une publication des résultats de leurs travaux.

 
2.2. Du langage sifflé d'Aas aux langues sifflées du bassin méditerranéen (P. Biu)

Le « langage sifflé d'Aas », découvert en vallée d'Ossau dans les années 1950, fait de l'occitan l'une des très rares langues au monde à disposer d'une modalité sifflée.

Pourtant, depuis les travaux fondateurs menés par le professeur René-Guy Busnel il y a près de 60 ans, cet élément tout à fait singulier du patrimoine linguistique et culturel local est resté complètement délaissé par la recherche scientifique. Il est vrai que l'étude de cette pratique exige une approche résolument pluridisciplinaire et une réunion de compétences difficiles à mettre en place. Ceci explique probablement aussi en partie le manque de travaux exhaustifs relatifs aux autres langues sifflées, notamment celles du bassin méditerranéen, qui utilisent la même technique pour transposer la parole.
Même si le dernier siffleur d'Aas s'est éteint en 1999, des Ossalois ont entrepris depuis trois ans sous l'égide de l'association Lo Siular d'Aas de réintroduire cette technique pour siffler à nouveau l'occitan. Elle est aujourd'hui enseignée dans trois écoles primaires et au collège de Laruns. L'UPPA, fidèle à ses missions d'université de proximité, s'est déjà associée à cette entreprise en ouvrant en octobre 2015 le premier cours universitaire de langue sifflée en Europe. Mais elle doit maintenant investir massivement le champ de la recherche, notamment didactique et linguistique, pour guider les enseignants et tenter de répondre notamment à la question de l'origine de cette technique.

Cela passera par une coopération à l'échelle du bassin méditerranéen avec les autres peuples siffleurs que sont les Canariens, les Grecs, les Turcs et les Berbères de l'Atlas marocain, qui tous, d'une manière ou d'une autre, ont pris conscience depuis quelques années de la valeur de cet élément et tentent de le protéger ou de le mettre en valeur, fût-ce bien souvent sans soutien universitaire.

Ainsi, l'UPPA, et le CRPHLL au premier chef, ont un rôle moteur à jouer pour fédérer les énergies et institutionnaliser les contacts internationaux déjà noués de manière informelle par les membres du Siular d'Aas avec comme objectif ambitieux à long terme l'inscription de la technique sifflée méditerranéenne sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, au même titre que le Silbo Gomero, protégé depuis 2009.

Enfin, comme l'a montré en 2013 la découverte de centaines de siffleurs dans l'Atlas marocain par Gérard Pucheu, fondateur du Siular d'Aas, il existe probablement encore de nos jours des siffleurs inconnus de la science en Afrique du Nord ou dans les Balkans, en accord avec une théorie attribuant aux conquérants arabo-musulmans la diffusion de la technique sifflée. Des sondages réalisés en Albanie en juin 2015 par Philippe Biu ont livré des résultats prometteurs qui restent à confirmer. Là encore, l'UPPA et le CRPHLL pourront prendre le relais de recherches entreprises jusqu'à présent dans un cadre privé à l’égard d’un domaine offrant des perspectives de découvertes majeures.

 
2.3. Projet Confluences (P. Vilar)

L’UPPA est associée à la Municipalité de Bayonne pour un cycle de rencontres interdisciplinaires, qui s’inscrivent à la croisée des champs “arts et savoirs” (musiques, cinéma, arts plastiques, littérature, philosophie et sciences humaines, en particulier droit et anthropologie) et “frontières-métissages Aquitaine”, les Confluences de Bayonne. La première de ces rencontres a eu lieu en 2015 à l’occasion du centenaire de Roland Barthes : colloque (E. Marty, T. Samoyault, C.Coste, T. Clerc, F. Marmande, M. Salzedo, J. Lecarme, C. Fellous, etc), lectures (Agnès Jaoui, théâtre de Bayonne, Scène nationale), rencontres musicales (Michel Portal, Bernard Lubat), exposition urbaine “Il n’est pays que de l’enfance” (Commissaire P. Vilar), rencontres cinématographiques (Film original en co-production Petite Escalère-Agnès B, carte blanche au Cinéma L’Atalante), ateliers Roland Barthes ouverts au public, UPPA, Médiathèque de Bayonne, et rencontres autour des arts plastiques (Stéphane Guégan au musée Bonnat, Pascal Convert à la Médiathèque et au cinéma l’Atalante).

Dans le cadre de ce centenaire de Roland Barthes, ce travail s’est prolongé avec la ville d’Urt, où Roland Barthes était domicilié, où il est enterré : rencontres “Le grain de la voix” avec B. Achiary, B. Lubat, I. Borda, P. Vilar, F. Marmande, A. Minvielle, lectures en itinérance dans la ville (textes lus par la compagnie Ezkandrai, dir. B. Achiary, P. Vilar et C. Crabos, en ville et à l’auberge-librairie La Galupe), exposition du centenaire à la mairie (commissaires P. Vilar et M. Salzedo), ateliers à l’école publique et exposition des travaux, spectacles de marionnettes, chant, lectures musicales, concerts (orgue, piano).]

Les rencontres Confluences de Bayonne s’engagent dans une triple perspective : situer les débats d’actualité (journalistes, anthropologues, chercheurs et écrivains) selon l’angle spécifique d’une ville aquitaine, ouverte aux rencontres internationales, et définie en grande part par des effets de confluences migratoires, démographiques, linguistiques, etc. à l’image de sa disposition fluviale ; mettre en contact les champs des arts et des savoirs, à destination aussi bien d’un large public que de spécialistes invités à débattre ; proposer des croisements thématiques ou monographiques autour d’une figure liée à l’espace bayonnais, aussi bien sur le plan des thématiques (migrations, frontières, traductions, pratiques gastronomiques, cultures sportives locales ou internationales) que sur celui des hommages : Roland Barthes, en 2015, Francis Marmande, savoirs musicaux, critiques, journalistiques et discours tauromachique, en 2016, Florence Delay et les Delay (écriture, médecine, théâtre, musique, etc), en 2017. Dans la même perspective, quelques pistes envisagées : Cassin, Cassou, Gadenne, le judaïsme bayonnais, etc.